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Made in France : la coutellerie Claude Dozorme fait de la résistance… et ça lui réussit !

Ouvrage Made in France - La France qui résisteMais quel est donc le point commun entre la coutellerie Claude Dozorme, les anis de Flavigny, les mocassins J.M. Weston, La Parfumerie Fragonard ou encore les skis Rossignols ? Aucun me direz-vous et pourtant…
Toutes ces entreprises, fleuron du patrimoine français, ont choisi de maintenir toute ou partie de leur production dans l’hexagone. Un vrai acte de courage et de résistance à l’heure où la mondialisation et le capitalisme semblent éloigner de France et d’Europe les usines et la production…

Ce savoir-faire à la française que nous envie le monde entier se retrouve dans l’ouvrage « Made in France, La France qui résiste » aux éditions Larousse.
Au fil des pages, 80 entreprises, artisanales, PME ou multinationales, se racontent, se dévoilent et livrent leurs secrets de longévité sous les plumes de Jean-Sébastien Petitdemange et d’Anthony Vitorino.
A travers ces histoires, les auteurs montrent à quel point amour du métier, passion pour une matière/un art et savoir-faire sont liés.

L’histoire de notre manufacture familiale qui œuvre depuis plus d’un siècle pour maintenir un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération et qui n’a eu de cesse d’innover y est bien évidemment contée.
Entre origine du couteau à Thiers, fabrication d’un couteau de poche Laguiole, présentation de nouvelles créations coutelières et anecdote relative aux « ventres jaunes », découvrez notre belle histoire de famille.

A lire sans plus tarder !

Made in France : la coutellerie Claude Dozorme fait de la résistance... et ça

 

Informations pratiques :

Made in France, La France qui résiste
Auteurs : Jean-Sébastien Petitdemange et Anthony Vitorino
Editions Larousse
Collection : Beaux livres Larousse
224 pages
Prix public TTC : 25 €

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L’acier Damas

Couteau Le Thiers® RTL - Mammouth bleu 5Crédit photo : Ludovic Combe

Vous l’aurez remarqué, nombre de couteaux d’exception Claude Dozorme, Le Thiers®, Laguiole ou autres se pare de lames révélant des motifs aux formes arrondies, de vagues ou encore de courbe. Ces lames sont en fait conçues au sein de la coutellerie Dozorme à partir d’acier Damas, acier qui se compose d’un grand nombre de couches forgées les unes aux autres.

Couteau Thiers® DozormeL’acier Damas est obtenu en pliant et forgeant successivement différents morceaux d’acier. Ce processus répété plusieurs fois permet d’obtenir une seule pièce composée d’une centaine de couches successives. Une fois forgé, cet ensemble, sorte de feuilletage d’acier, va révéler toutes sortes de motifs.

Traditionnellement, le but de l’acier Damas également connu sous le nom de Damast, acier damassé ou acier plié était d’améliorer les propriétés d’un morceau d’acier. Aujourd’hui, c’est une technique de forge des plus complexes à effectuer.

Couteau Laguiole cuir noir Damas - Claude DozormeC’est pourquoi, pour son acier Damas, la manufacture familiale installée à Thiers collabore avec Balbach, célèbre spécialiste allemand depuis 2 ans maintenant. Il faut dire que pour Claudine Dozorme « le Damas de Balbach est de très grande qualité et forgé dans les règles de l’art ! ».
L’acier Damas de Balbach sera ensuite travaillé et intégré dans les plus belles pièces, que ce soient les couteaux de poche ou les couteaux de cuisine, manufacturées au sein des ateliers Dozorme.

 

Zoom sur la forge Balbach

La forge Markus Balbach se distingue par sa vaste expérience et ses compétences en techniques de forge. Fondée en 1963 par Eduard Balbach, la forge est aujourd’hui dirigée par le Maître forgeron Markus Balbach. En 1991, ce dernier a ouvert une seconde forge, située à Laubuseschbach, dans la région de la Hesse, en Allemagne centrale. Là, il a commencé à faire de la recherche et du développement sur les aciers de Damas et a finalement réussi à les produire à l’échelle industrielle. Depuis, les spécialistes de la forge autour de Markus n’ont eu de cesse de développer et perfectionner cette technique de forge, vieille de plus de 2 000 ans.

Devenue leader du marché, cette entreprise familiale fournit aussi bien de grosses entreprises industrielles que de petites coutelleries artisanales. Pour ces dernières, les aciers Damas sont forgés à la main, en utilisant un processus complexe et unique. Des créations sur mesure sont également proposées en fonction des demandes des clients.

Balbach Damast®
Heinrich Wörner Straße 1-3
35789 Laubuseschbach
+49 (0) 6475 8911
info@balbachdamast.com
www.balbachdamast.com

Vous pouvez également « shopper » nos couteaux de poche Le Thiers® avec lame Damas et Le Thiers® RLT roulement à bille avec lame Damas sur notre site de vente en ligne, La Grande Coutellerie !

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Les ventres jaunes

Usine "L'enfer" à Thiers

Nous sommes en plein XIXe siècle et la coutellerie thiernoise bat son plein. A cette époque, l’activité coutelière occupe en effet 25 000 personnes. Dans la vallée, les usines battent le fer et les rouets aiguisent les lames. En ville, on assemble, polit, commerce, répare… Thiers et ses environs vit et respire couteaux à longueur de journée. En ce temps-là, l’une des spécificités de la coutellerie thiernoise réside dans la fabrication de couteaux régionaux dont le plus renommé est le Laguiole (du nom d’un village de l’Aveyron).

Pourtant, rien ne prédestinait la cité auvergnate à cette spécialisation. Il n’y a sur place ni mines de fer ou d’acier, ni carrières de grès pour meules. Mais il y a la Durolle, rivière torrentueuse dont la force hydraulique va fournir l’énergie nécessaire aux moulins et usines des couteliers. Sans oublier la formidable obstination et la motivation d’une population occupant un territoire difficile et escarpé. D’ailleurs, dès le XVIIe siècle, les couteaux fabriqués à Thiers s’exportent des ports de Bordeaux et Nantes, via l’Espagne et l’Italie, jusqu’au Levant. Mais c’est véritablement au XIXe siècle que la coutellerie va connaître un essor phénoménal.

« Vallée des Usines » au bord de la Durolle
« Vallée des Usines » au bord de la Durolle

Installés au bord de la Durolle, dans ce qu’on nomme désormais la « Vallée des Usines » également appelée « le Creux de l’Enfer », les ateliers et les rouets (nom désignant les moulins à aiguiser les lames) profitent pleinement de l’énergie fournie par la rivière pour produire et fournir massivement les quincailliers grossistes de France et de Navarre. Et ce, grâce à une organisation du travail performante, basée sur la parcellisation : le travail est éclaté entre une multitude d’ateliers qui n’effectue qu’une étape de la fabrication. Il y a donc autant de métiers que d’étapes de fabrication d’un couteau. Il s’agit du travail à domicile régi par une convention collective spécifique

C’est donc ici, au cœur d’un de ces rouets installés le long de la Durolle, qu’un certain Blaise Dozorme démarre son activité professionnelle en tant qu’émouleur. Surnommé « le loup » par ses pairs, il y fait ses armes et acquiert un savoir-faire inestimable dans le traitement de l’acier et l’émouture. Tirant parti de cette expertise acquise au fil du temps, il décide d’installer un petit atelier de coutellerie dans sa maison. Nous sommes alors en 1902, la coutellerie Dozorme vient de voir le jour

Les ventres jaunes, ces centaines d'émouleurs couchés côte à côte sur le ventre« Au creux de l’enfer, un des rouets où Blaise Dozorme appris le métier d’émouleur » Photo d’archive Manufacture Dozorme

La mémoire locale garde d’ailleurs le souvenir de ces « ventres jaunes », ces centaines d’émouleurs (qui donnent leur tranchant aux lames) couchés côte à côte sur le ventre au-dessus des meules avec leurs chiens allongés sur les jambes pour les réchauffer. Cette position propre à l’activité coutelière française leur permettait d’appuyer la lame sur la meule en grés afin de lui donner son premier tranchant. Une position loin d’être confortable mais certainement la plus stable pour effectuer cette étape cruciale dans la fabrication d’un couteau. Il faut rappeler que l’émouleur à un rôle primordial et son travail est certainement le plus prestigieux dans la chaîne de fabrication d’un couteau. En effet, cette étape qui consiste à meuler la lame pour l’affiner déterminera la longévité et la qualité du tranchant de la future lame, la qualité de sa coupe et la possibilité de réaffuter le couteau à plusieurs reprises après son utilisation !

Fabrication des couteaux Claude DozormeAujourd’hui, « l’émouture » se pratique toujours avec grand soin mais est accomplie en position verticale, posture beaucoup plus confortable ou numériquement avec du matériel de haute précision.

La manufacture Claude Dozorme a totalement intégré cette étape cruciale en se dotant d’une machine à émoudre de dernière génération ultra performante munie de capteurs numériques qui mesurent l’usure de la meule et la repositionnent afin d’obtenir un meulage excessivement précis et constant sur toutes les lames Claude Dozorme. C’est entre autres pour cette raison que les couteaux de poche, de table ou de cuisine fabriqués par la manufacture familiale offre une parfaite qualité de coupe.

Photo : L’émouture des couteaux Claude Dozorme de nos jours

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Dozorme s’invite sur les tables des 2 bécasses

Restaurant "Les 2 becasses" à Cerdon du LoiretAprès l’Auvergne et la Touraine, notre tour de France gastronomique nous emmène en Sologne et plus précisément à Cerdon-sur-Loire.

Sur ce territoire de chasse par excellence, se niche un restaurant des plus discrets au nom évocateur et symbolique : Les 2 Bécasses. Ouvert en 2015 et tenu par 2 femmes, Hélène Tubach et Sandrine Martinez, l’établissement propose une cuisine à base de produits frais qui se veut simple, traditionnelle et de saison. Privilégiant les ressources du terroir, les 2 Bécasses cherche en effet à retrouver l’authenticité d’une cuisine généreuse.
Aucune faute de goût en salle également où la décoration mêle habilement tommettes d’époque, poutres apparentes, murs de briquettes et enduits à la chaux. Un décor simple et authentique, à l’image de leur cuisine.
Et comme ici rien n’est laissé au hasard, chaque détail a son importance ! Ainsi, les couteaux de table Laguiole, signés Claude Dozorme, affichent une authentique plumes de bécasse dans leur manche. La parfaite touche finale !

Restaurant "Les 2 becasses" à Cerdon du LoiretIl faut dire que les 2 amies et tout particulièrement Hélène Tubach, connaissent bien, et depuis longtemps, la manufacture thiernoise. En effet, avant de se lancer dans cette belle aventure gastronomique, la jeune femme a longtemps travaillé comme journaliste pour différentes revues. C’est donc au cours de sa carrière de journaliste, qu’Hélène a découvert la coutellerie familiale et rencontré la pétillante Claudine Dozorme.
Assez vite, elle a souhaité collaborer avec la coutellerie familiale et ce pour plusieurs raisons comme elle le souligne « En plus de proposer de très beaux couteaux, très élégants offrant un parfait tranchant, la coutellerie Claude Dozorme place la qualité au cœur de ses préoccupations. Tout comme moi avec le restaurant. C’est véritablement ce qui nous lie ». Une collaboration qui n’est pas prête de s’essouffler !

Aux 2 Bécasses
6 route d’Argent
45620 Cerdon du Loiret
02 38 05 07 45 • 06 84 60 90 89
aux2becasses@gmail.com
www.aux2becasses.com

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